[INFORMATION PDS MARCEL-CERDAN]
 

FERMETURE vendredi 13 décembre à 16h

19.11.2019

Nos boxeurs levalloisiens n'ont pas traîné sur le ring et ont tous remportés leurs combats.


Samedi soir se tenait, au Palais des sports Marcel-Cerdan, la deuxième soirée boxe de cette fin d’année. Le promoteur MK Event était à l’honneur et a proposé 7 combats pro ainsi que le jubilé de Christophe De Bussillet. Quatre boxeurs levalloisiens sont montés sur le ring avec des objectifs très différents. Kevin Lélé Sadjo était la tête d’affiche de ce Gala. Moughit El Moutaouakil combattait en finale de la Coupe de la Ligue. Abderrazak Houya boxait pour une revanche sur le seul adversaire qui l’avait battu, Ala Edine Moussa. Enfin, Maxime Devignaud reprenait le chemin du ring avec un combat de reprise. Au compteur, ils avaient 36 rounds de 3 minutes à faire. Ils en ont fait moins de 11. Retour sur une soirée riche en spectacle et réussites pour nos boxeurs.

La lumière de la salle Cerdan était encore allumée et les portes venaient de s’ouvrir quand Maxime Devignaud est monté sur le ring à 17h17. Il a eu l’honneur d’ouvrir la soirée en étant le premier combat pro. Avant lui, il y avait eu deux combats amateur. Face à lui, Raphael Boquet 20 combats (2 victoires, 17 défaites et un nul).

Maxime Devignaud
9 mars 1994 – 25 ans
catégorie super-légers (-63.5kg)
Début de carrière le 4 février 2017
8 combats : 7 victoires et 1 défaite soit 45 rounds
50 aine de combats en amateur
Coach sportif
Equipe de France seniors légers -60kg 
Dernier combat : 25 avril 2019

"Blessé au dos avec une hernie discale, j’ai dû faire deux mois plein d’arrêt de tout sport sur août et septembre. J’ai repris début octobre le sport et la boxe. Pour pallier cette blessure, je dois juste faire beaucoup de gainage. La proposition du combat est arrivée mi-octobre par Ali et une discussion avec mes coachs."

"L’objectif de ce combat était de remonter sur le ring et faire un combat de reprise. Le choix s’est porté sur Raphaël car il fallait combattre un mec qui me fasse travailler mais qui ne soit pas trop dangereux pour un combat de reprise. Il est plus lourd et avec de l’expérience. Ce combat devait me faire reprendre le rythme et les sensations."

"La préparation s’est bien passée avec beaucoup de gainage et de renforcement. Vu que je travaille, je me suis entraînée tous les soirs 2h à la salle avec les coachs depuis début octobre. Les séances étaient tactiques et techniques avec des mises de gants. On a beaucoup travaillé la recherche de précision qui est sensée être ma force car je suis un contre-attaquant. Le weekend, je faisais le travail de fond, le cardio et la musculation."

 

"Le combat est allé au bout avec une victoire aux points pour moi. Je n’ai pas fait le combat que j’aurais voulu faire. Mon adversaire n’a rien lâché, il a été bon. J’aurais aimé faire mieux face à ce type de boxeur. Je suis ambitieux donc je vise toujours plus haut. J’aurais aimé survoler plus le combat, prendre moins de coups et être plus précis. J’ai senti que je manquais de rythme. Ce combat m’a fait du bien car j’avais un manque de précision, de timing, de cardio et de sensations."

"C’était une belle soirée de boxe. Être le premier combat, ça fait partie du jeu et il faut en passer par là. Je suis satisfait d’avoir reboxer, ça me permet de voir ce qu’il reste à travailler pour la suite, ça me permet de me resituer.
J’espère avoir un autre combat avant 2020. Et faire le championnat de France en 2020.
Je prends quelques jours de repos pour récupérer, puis on va repartir au charbon et reprendre l’entraînement."


"C’était mon troisième combat à Levallois. Ça fait toujours plaisir de boxer à la maison, ça fait du bien de boxer les gens qui me supportent."


Le deuxième combat pro de la soirée était également une confrontation de deux super-légers. Abderrazak Houya côté Levalloisien face à Ala Eddine Moussa. Ces deux boxeurs s’étaient déjà rencontrés en 2016 en quart de finale de la Coupe de la Ligue. Abderrazak avait été battu aux points. Cette défaite représente la seule de sa carrière professionnelle. Il avait eu le sentiment d’être volé. Samedi soir était la revanche.

Abderrazak Houya
20 février 1987 - 32 ans
catégorie super-léger (-63.5kg)
Début de carrière le 14 mars 2014
15 combats : 14 victoires et 1 défaite soit 95 rounds
250 combats en amateur

 

Pour préparer sa revanche, il s’est entraîné deux mois avec ses coachs Karim et Youssef. Le matin, trois fois par semaine, était réservé à la préparation physique avec de la musculation, du fractionné et travail d’endurance. Tous les soirs, ils travaillaient la technique et la tactique avec le sac, des mises de gants et des partenaires. Soit un volume entre 3 et 5h par jour.

« Sur le combat, je me suis senti en forme. J’étais bien préparé techniquement. Le moral était au top. Je ne suis pas de nature stressé. Quand je monte sur le ring, je ne pense qu’à une chose : tout donner et prendre ma revanche. Sur le premier round, je démarre doucement puis je monte le rythme. On se connait, j’avais préparé les défauts de mon adversaire. Ce fut un très très bon combat. A force de recevoir mes coups, il se blesse aux yeux et il abandonne avant le début de la 4e reprise. Il a un combat en décembre pour la Coupe de la Ligue. Je comprends son abandon. C’est tant mieux pour moi, les mauvaises langues vont pouvoir se taire. Je n’ai pas de frustration, j’ai pris ma revanche. »


« Mon prochain combat est à Bilbao en Espagne le 28 décembre contre Jon Fernandez (20 combats, 19 victoires dont 17 avant la limite et 1 défaite) Il m’a invité à boxer, j’ai répondu oui. Ce combat à Levallois était un bon combat de préparation. Je me sens fort et j’ai la pêche. On va pouvoir finaliser la préparation et affiner les derniers détails pour ce combat espagnol. »


Petite pause dans les combats pro avec le jubilé de Christophe De Busillet face à Adam Gatti, étoile montante de 18 ans de la section levalloisienne. Un dernier combat pour Christophe et le premier pour Adam. Une page se tourne et une nouvelle s’ouvre. Deux générations de boxeurs pour un jubilé. Une dernière montée sur le ring et enfin raccrocher les gants. C’est la fin d’une magnifique carrière pour Christophe De Bussillet qui a ainsi pu remercier tous ses différents soutiens.

 


Puis Moughit El Moutaouakil est arrivé sur le ring. Une entrée sur musique douce de PNL pour se mettre dans sa finale de la Coupe de la Ligue. Son adversaire du soir : Johanny Bola, 12 combats avec 5 victoires, 4 défaites et trois nuls. Il ne va pas traîner sur le ring. Il boucle son combat au milieu du 2e round par un KO. Il remporte la Coupe de la Ligue et devient le challenger officiel du champion de France 2020. On aurait pu penser qu’il détient le record du combat le plus expéditif de la soirée…

Moughit El Moutaouakil
dit Guito
7 juillet 1989 – 30 ans
catégorie poids moyens (-72kg)
Début de carrière le 5 mars 2016
13 combats : 12 victoires dont 8 par KO et 1 défaite
Il boxe de 15 à 18 ans et fait une coupure de 8 ans. Il reprend en septembre 2015 pour perdre du poids et fait son premier combat en 2016.
Il est agent territorial à Corbeil-Essonnes avec des horaires aménagés pour qu’il puisse s’entraîner.

 

« Je suis très content. Je voulais rentrer dans le combat de suite. Je savais que j’avais les 10 rounds dans les jambes. On s’est préparé avec Kevin Lélé Sadjo. J’ai tenu 10 rounds à l’entraînement face à lui, ça ne pouvait pas être plus physique. »

« La préparation s’est très bien passée avec le coach Karim. Physique le matin de mon côté et technico-tactique le soir à la salle de Levallois. Le combat du 12 octobre m’a très bien préparé. Pour me remettre dans le bain, je suis parti 8 jours en Espagne avec les coachs. Entre mer et montagne, ça m’a beaucoup apporté physiquement. »

 
« Avant le combat, j’étais un peu stressé mais physiquement je savais que j’étais prêt. Ça ne servait à rien de tourner en rond. Je fus en réussite. Le KO à la deuxième reprise me frustre un peu mais la victoire est là. Il valait mieux abréger et prendre moins de coups. Plus vite je sors du ring mieux c’est. Avant mon arrivée à Levallois, j’étais réputé pour être un frappeur. Avec Karim, on a bossé la technique. Et ça paie. Sans chercher le coup dur, je l’ai trouvé. »

Après une coupure d’une semaine pour récupérer, il va retourner à l’entraînement. En attendant la date de son prochain combat, qu’il espère en décembre pour évacuer toute la préparation qu’il a accumulé en lui. A suivre donc …

 


En attendant le quatrième et dernier levalloisien, Kevin Lélé Sadjo qui clôturait la soirée, trois combats se sont enchaînés. Un championnat de France en lourds-légers d’une intensité exceptionnelle. Un magnifique combat entre deux boxeurs qui n’ont rien lâchés : Siril Makiadi et Dylan Bregeon. Un combat où les juges n’ont pas réussi à désigner un vainqueur. Un match nul et une ceinture qui reste vacante. Les deux combattants se sont félicités mutuellement et se sont promis de se préparer pour se retrouver sur le ring.


Un deuxième championnat de France a pris la suite mais en catégorie super-moyens. Le tenant du titre Gustave Tamba remettait son titre en jeu face au challenger Steven Crambert. Pour faire plaisir à Malamine Koné, Gustave est entré sur la mythique musique de Gladiator en tenue de Maximus. Malgré une supériorité face à son adversaire, Gustave n’a pas trouvé la faille qui enverra Steven au tapis. Un combat accroché où Steven n’a rien lâché. A gong final, les points sont en faveur du tenant du titre. Il conserve donc sa ceinture pour une année de plus.



Un autre tenant de ceinture remettait la sienne en jeu : Hervé Lofidi face à Vasil Ducar en WBC francophone des poids lourds-léger. Hervé n’était pas venu seul. Ses supporters de Val-de-Reuil étaient là et mettaient une ambiance de stage pour soutenir son boxeur. Les deux opposants se rendaient coups pour coups. Le combat était équilibré mais Hervé a toujours mené aux points. Au bout des 12 rounds, il garde sa ceinture.


Et enfin, celui que tout le monde attendait : Kevin Lélé Sadjo face à l’argentin Rolando Mansilla. Pour rester dans l’ambiance mise en place par Gustave Tambo, il a fait une entrée magistrale en centurion. Une idée de son promoteur qui a tout organisé Remettre en jeu sa ceinture, c’est du sérieux. L’ambiance est à son comble, le public est debout pour assister à son entrée. Une fois les deux boxeurs élancés sur le ring, tout est allé très (très) vite. Il fallait être prêt. Kevin a balayé d’un crochet le record établi par Moughit un peu plus tôt dans la soirée. Il est resté 1 minute 10 sur le ring. Combat express pour garder sa ceinture WBA.

Kevin Lélé Sadjo
dit The Punisher ou The Phenomen par son promoteur Malamine Koné.
6 avril 1990 – 29 ans
catégorie super moyens
Début de carrière le 17 juin 2017
14 combats – 14 KO il est encore invaincu à ce jour
49 rounds



« La prépa était au top. D’habitude, je rentre sur la musique de Roy Johns. Mais tout le monde m’a dit que mon entrée était magnifique. J’aurais dû me mettre un masque de gladiateur.
 Quand je monte sur le ring, j’ai une grosse détermination. Je ne pense qu’à une chose : la victoire.
Je ne pensais pas que ça allait aussi vite.  Je savais qu’il boxait dur. Dès les premiers coups il durcit le combat, il veut prendre l’ascendant sur moi en me faisant mal et en frappant fort. Il voulait s’imposer en me martelant de coups puissants. Il me 4-5 coups, il m’attaque en premier avec des coups puissants pour dire « c’est moi qui vais gérer le combat et marquer les esprits ». Karim, le coach me dit « fais lui mal tout de suite, réponds en lui faisant mal ». Du coup, je réagis en exprimant ma puissance tout en précision. Je donne 2 crochets au corps puis je remonte avec un crochet à la tête qui le fait tomber. Les 3 premiers rounds sont les plus dangereux car on n’est pas chaud ni prêt à encaisser les coups. On s’est refroidi avec l’entrée et les hymnes. Il se fait une entorse sur sa chute. Il se relève et on reprend le combat. Ce n’est plus la même chose, il n’a plus ses appuis, il a les douleurs de sa jambe et des coups. Ce n’est plus le même boxeur.
Je suis frustré qu’il se soit blessé. On ne contrôle pas un combat de boxe, je pensais que c’était un combat qui allait aller points car l’adversaire était réputé coriace avec plus d’expérience que moi. J’étais prêt pour un combat difficile et long.

Je suis très content de moi, d’avoir confirmé, d’avoir donné cette victoire à mon public mais en même temps je suis déçu que le combat n’est pas duré plus longtemps. On aurait pu boxer un ou deux rounds de plus, j’avais trouvé sa faiblesse : mettre des coups à la tête. Je garde ma ceinture et je confirme à la maison, c’est magnifique.

La suite, c’est un peu de récupération pour évacuer la pression, je ne suis pas fatigué physiquement mais mentalement. Je fais du décrassage pour faire le vide dans ta tête.  Mais je n’ai pas de combat de prévu.
C’était une belle soirée de boxe réussie, belle organisation, bonne ambiance avec un public en feu.
Je remercie mon président Ali pour tout le soutien et la confiance qu’il m’apporte."


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