[INFORMATION PDS MARCEL-CERDAN]
 

FERMETURE vendredi 13 décembre à 16h

28.11.2019

Découvrez la boxeuse levalloisienne qui montera sur le ring samedi pour une finale mondiale.


Après Maxence Alleno découvert il y a un peu plus d’un mois, aujourd’hui, découvrez sa compatriote levalloisienne et d’équipe de France, Méghane Amouri. Elle s’est livrée en toute simplicité et avec humour.  A 23 ans, elle part à la conquête de son premier titre mondial en savate boxe française à l’occasion du Fight Furious Tour organisé samedi 30 novembre au Palais des Expositions de Perpignan.

Fiche d’identité

Méghane Amouri
23 ans
Coach sportif depuis octobre
12 années de boxe
35 combats : 24 victoires dont une par KO (lors de son premier combat international) – 11 défaites

Palmarès
2015 : vice-championne de France espoir en -52kg
2017 : vice-championne de France Elite A en -52kg
2019 : championne de France Elite A en -52 kg

Quel est ton parcours sportif ?

« J’ai débuté la boxe il y a 12 ans chez moi dans le 77. Je retourne le weekend dans mon club d’origine, le Kangaroo Club de la Ferté-sous-Jouarre. En 2015, je suis partie m’entraîner au Pôle France avec Fathi et Jérôme Huon. En 2017, le pôle ferme et je dois me trouver une nouvelle structure d’entraînement. Ça fait donc deux ans que je suis au Levallois Sporting Club. Ce fut une suite logique pour moi lors de la fermeture du Pôle France : j’ai suivi les coachs avec qui tout se passait bien. Je fais du combat car j’ai le tempérament pour. C’est prendre plus de risques. Plus jeune, en assaut, je prenais des avertissements à cause de ma puissance. L’assaut est plus cérébral et stratégique. Je suis dans l’action. »

 


Quel est l’objectif de ta saison ?

« C’était le titre de championne de France. J’ai toujours voulu être championne de France car pour moi c’était le summum. Et une fois qu’on y est, on se dit ce n’est pas le maximum, donc ça m’a remotivé pour aller chercher une qualification à la finale Mondiale. Après les Mondiaux, il y aura d’autres carottes. Mais je veux ce titre de championne du Monde »


Quelle fut ta préparation pour cette finale Mondiale ? 

« A la dure, à la Rocky. J’ai intensifié progressivement la charge d’entraînement. Jérôme Huon m’a fait un programme spécialisé. Je prépare ce combat depuis 3 mois. Mon dernier combat était en juin pour la qualification. Je m’entraîne deux fois par jour. Le matin, je travaille le physique avec le PPG, musculation et fractionné. Le soir, je viens à la salle pour du technicotactique, de la mise de gants, du sparring et du travail spécialisé boxe. Ça fait environ 2h30 d’entraînement par jour. Et six jours sur sept. Je suis à temps partiel pour pouvoir m’entraîner »

Face à elle samedi, la japonaise Mariko Ara de 41 ans. A son actif, 30 combats dont 23 victoires dont 2 par KO et 7 défaites. Elle a été vice-championne du Monde combat en 2007 et fut championne du Monde de combat en 2009 et 2011.

Comment tu te sens à l’approche du combat ?

« Le schéma se dessine, je me projette de plus en plus. J’écoute plus mon corps. Je commence à me mettre dans ma bulle et à me focaliser sur mon combat. Je n’ai jamais hâte de monter sur le ring. J’ai une boule au ventre jusqu’à la décision finale. Ce qui me fait kiffer c’est me dure que j’ai ma place car j’ai perfé mais j’ai le trouillomètre au maximum. Ce qui me manque un peu c’est le sparring et la mise de gant en situation. Un combat de mise en jambes quoi. Mais je serai prête. Avant j’analysais tout, j’identifias tout mais maintenant je boxe au feeling. Je regarde une fois comment mon adversaire boxe pour avoir une idée. »



Que peux-tu dire de cette année sportive ?

« C’est la première fois où j’arrive à atteindre mes objectifs. Cette année, je suis enfin championne de France. Avant, j’étais sur la deuxième marche donc je suis très contente."