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17.10.2019

Le palmarès du Levallois Sporting Club s’allonge tous les weekends. Toutes les lignes sont différentes et ont leur importance.


Ce weekend, Maxence Alleno a écrit la sienne en devenant champion d’Europe en savate (assauts). A 23 ans, il a déjà un joli mur de médailles. En direct de Gènes, il s’est livré avant la compétition, en toute simplicité sur son parcours, ses objectifs et son ambition.

Fiche d’identité


Maxence Alleno
Né le 21 juin 1996 - 23 ans
Mensurations : 185cm – 62kg
Discipline : savate boxe française en catégorie assauts
Débute en 2004 à l’âge de 8 ans
Ses clubs :  Rueil-Malmaison de 2004 à 2011 - Puteaux de 2011 à 2014 – LSC depuis 2014
Découvre la compétition en 2010 à 14 ans

 

SON Palmarès 

Champion de France cadets en 2012
Vice-champion du Monde Cadets : 2012

Champion de France universitaire : 2017-2018
Champion de France seniors : 2018 et 2019 
Pendant 4 ans, aux championnats de France seniors, il échoue en demi-finales.

Champion du Monde seniors en -60kg : 2018
Champion d’Europe seniors en -65kg : 2019

 

Pourquoi la savate ?
C’est par hasard. J’ai débuté avec le judo comme tous les enfants. J’ai découvert la savate en voyant ma sœur pratiquer. Au fur et à mesure, j’y ai pris goût et la compétition est arrivée en 2010. C’est un sport qui allie plusieurs qualités, c’est un sport de combat très complet. Il faut avoir du cardio et de la souplesse. Les résultats m’ont amené à continuer.

 

Pourquoi le Levallois Sporting Club ?
Ce fut en fonction des opportunités. Venir à la section savate-boxe française du Levallois Sporting Club était ma meilleure option pour m’entraîner avec de très bons entraîneurs et partenaires. La philosophie me convient très bien et je m’y sens bien.


A Gènes, son objectif était de gagner le titre de champion d’Europe seniors en -65kg. Il ne visait que l’or. Il ne s’en est pas caché, il a travaillé pour, il s’est entraîné avec Jérôme Huon à distance et à appris des expériences passées. Avec l’équipe de France, il faisait partie des savateurs attendus. La France est la nation à battre. Avant la compétition, il était détendu. Passant de la catégorie -60kg à celle des -65kg, il n’avait plus le stress de la pesée. Il faisait tout de même attention à ce qu’il mangeait pour il n’avait plus à se restreindre à ce niveau.

En France, nous avons une très bonne école de boxe française avec 50 000 boxeurs. On forme un bon vivier. C’est un sport plus développé que dans les autres pays qui ont d’autres style de boxes comme le taekwondo ou le kick qui sont compliqués à gérer. Ce sont les boxeurs français qui ont la pression.
L’équipe de France c’est 16 boxeurs, 8 féminines et 8 hommes. 1 athlète par catégories. Nous sommes encadrés par 5 entraîneurs dont 2 de Levallois : Fathi Mira et Tony Ancelin. Ça me met dans de bonnes conditions pour la compétition car ils me connaissent mieux que les autres encadrants. Même si avec les stages et les compétitions, ils ont appris à me connaître.


Quelle fut ta préparation ?
Je suis étudiant à Nantes en alternance. Je prépare un double-diplôme en management de l’innovation à IAE. C’est Jérôme Huon, entraîneur levalloisien qui a réalisé ma préparation qu’il suivait à distance. Les oppositions et les mises de gants ont été fait dans un club nantais qui a eu la gentillesse de m’accueillir.
Ce fut donc beaucoup d’opposition, de la préparation physique générale et du fractionné avec un travail de cardio au sac et sur piste. J’ai également suivi 3 stages avec l’équipe de France.
C’étaient 5 à 6 entraînements par semaine soit 8 à 9h d’efforts. J’ai beaucoup boxé, la préparation a été réussie, je suis prêt à combattre.

Ta dernière compétition c’était quoi ?
Ce fut les World Martial Art Mastership en Corée début octobre. J’ai perdu en finale. Il a fallu gérer le décalage horaire, ce qui n’a pas été facile. Je l’ai considéré comme du bonus et non comme un objectif de saison. C’était une compétition « de préparation ». Le vrai objectif c’est le titre de champion d’Europe.

 

SON débriefing

Les tours de poules contre la Croatie puis la Belgique se sont bien déroulés. J’ai gagné mes assauts à l’unanimité des juges. J’ai eu des adversaires qui avaient une taille proche de la mienne donc c’était intéressant. Je suis habitué à boxer contre plus petit que moi. J’ai donc fini premier de poule et j’ai été qualifié pour les demi-finales du lendemain.

En demi-finale, j’ai rencontré un Italien. Je pense que je me suis mis un peu trop la pression avant de monter sur le ring à me dire que je boxais « chez lui ». L’assaut fut vraiment intense. L’expérience et le physique ont payé. Cela prouve que la préparation de mon entraîneur de Levallois Jérôme Huon fut vraiment bonne. J’ai réussi à faire la différence assez rapidement.  La pression est retombée un peu et j’ai réussi à rester concentrer tout l’assaut pour au final le remporter à l’unanimité des juges.

Ma finale c’est mieux passée que tous les autres assauts. J’ai rencontré un Serbe beaucoup plus petit que moi. J’ai donc pu déployer la boxe que j’ai l’habitude de faire. D’un point de vue sensations, j’étais vraiment bien et j’ai pris énormément de plaisir dans cette finale.

Mon adversaire venant du combat, il tapait assez fort lorsqu’il travaillait en poings mais j’ai réussi à ne pas tomber dans son jeu et rester calme tout l’assaut pour au final gagner encore une fois à l’unanimité des juges et obtenir le titre.

Surtout sur les 16 athlètes engagés, la France a obtenu 15 médailles : 11 d’or et 4 d’argent, on a donc réussi à bien répondre présent même si le niveau international était élevé.