18.11.2021

C’est le grand retour à la compétition pour nos épéistes !
Alexandra Louis-Marie, Coraline Vitalis respectivement 14 et 17e mondiale, et Camélia Elkord seront à Tallinn en Estonie.
Yannick Borel, Kendrick Jean-Joseph, Lilian Nguefack, Daniel Jérent et Houssam Elkord seront en Suisse, du côté de Berne.
Tous sont des habitués du circuit Coupe du Monde mais l’un deux fait son entrée chez les seniors et va vivre sa première étape. Kendrick Jean-Joseph, champion du Monde M20 en avril dernier a fait sa rentrée à l’INSEP en septembre. Confidences.


C’est ta première Coupe du Monde chez les seniors, comment tu te sens ?
J’ai un petit peu peur, on ne va pas se mentir, c’est la première. Ça reste une coupe du Monde, comme ce que j’ai fais en juniors et cadets. Il faudra que je me serve de l’expérience acquises durant ces années pour transformer ça en seniors. Il n’y a pas de raison que cela ne fonctionne pas.

Quel est l’objectif sur cette compétition ?
L’objectif est de tirer le deuxième jour, le samedi. Puis d’aller au maximum. Mais déjà passer les poules serait une très bonne chose. On verra comment cela se passe.

Comment ça se passe à l’INSEP ?
Ça se passe bien ! Au début, j’avais quelques petites peurs comme par exemple de ne pas m’acclimater au groupe. Finalement ça commence à aller, je suis bien entouré par les grands du club : Yannick Borel, Daniel Jérent, Lilian Nguefack. Ils me conseillent, je me fis beaucoup à eux et ils m’aident.

Quel est ton objectif de saison ?
Comme je suis en première année seniors, je suis encore dans la catégorie U23. Donc l’objectif est de me qualifier aux championnats d’Europe U23 et d’y réaliser une médaille. A plus long terme, c’est Paris 2024. C’est dans quelques années mais ça se prépare dès maintenant. Pour y arriver, il faut aller étape par étape. Je commence du bas, j’ai beaucoup de marches à gravir. Petit à petit, ça va se faire mais il va falloir beaucoup travailler. J’en suis conscient, je suis prêt à travailler !

Avec le recul, que t’a apporté le titre de champion du Monde M20 ?
Maintenant je me dis que c’est fait, que c’est dans la poche et qu’on ne pourra pas me le retirer. Ça m’a permis de rentrer à l’INSEP, de prendre une autre dimension chez les jeunes. Chez les grands, on ne peut pas dire que je ne suis rien car j’arrive tout de même avec un statut de champion du Monde juniors même s’il n’a pas la valeur d’un titre en seniors. J’ai conscience de ce petit statut. Il m’a donné de meilleures conditions pour m’entraîner, d’avoir une opposition à l’entraînement qui est différente mais également meilleure. J’espère que cet environnement me permettra d’aller à Paris 2024. Ce titre a été plus comme un tremplin qui est désormais derrière moi.